De nombreuses tourbières sont encore présentes sur la montagne de Grèzes. Ce sont des zones humides, nées il y a des millénaires. Elles recèlent des espèces animales et végétales variées et très adaptées à des conditions de vie extrêmes (froid, humidité).
Les plus remarquables mais parfois les plus discrètes et les plus fragiles sont notamment les sphaignes, le Bouleau nain et la Droséra.

La plus emblématique des tourbières de Margeride est sans conteste le Bouleau nain. Il s’agit d’une relique glaciaire, car très commun à l’époque des dernières glaciations, cet arbrisseau a trouvé refuge dans quelques milieux froids après le retrait des glaciers. On ne le trouve en France que dans les massifs du Jura et … de la Margeride, alors qu’il est très répandu dans les immenses steppes de Russie et de Scandinavie.

La Droséra a quant à elle développé une stratégie particulière pour survivre dans ces milieux extrêmes. Cette petite plante s’est faite carnivore ! Elle capture en effet de petits insectes grâce à des sortes de tentacules gluantes.

Les sphaignes enfin sont des mousses très représentatives des tourbières. Elles peuvent retenir jusqu’à quarante fois leur poids en eau!

Les tourbières jouent donc un rôle primordial dans la régulation du débit des rivières. Lors des périodes pluvieuses, elles se comportent comme de véritables éponges en retenant l’eau, qu’elles restituent progressivement pendant les périodes sèches. Elles diminuent alors à la fois les risques d’inondation et de sécheresse.

Les tourbières constituent donc un patrimoine naturel riche et fragile qu’il convient de préserver.