En voiture ou à pied en l’espace d’une petite matinée, le Parcours celte en Gévaudan est un itinéraire singulier à travers champs, routes et chemins. Pour découvrir ces paysages de granit, ces églises, ces croix ou ces ponts qui firent dirent à certains que finalement, le Gévaudan c’est la Bretagne sans l’océan.

Les lieux celtes en Gévaudan

Le Gévaudan abrite de nombreux lieux souvent méconnus ou nos ancêtres les Gabales ont vécu et où ils ont laissé des traces. Les sources historiques (abbé Fabre) ou la tradition populaire font mention de certains de ces lieux. Ils ont souvent été modifiés profondément après l’invasion romaine et le développement du christianisme. Certains méritent cependant une visite, non pas tant par leur intérêt historique, que par le fait qu’ils sont généralement situé dans des sites magnifiques. On peut citer :

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Le site d’Estours : dans les gorges de la Seuge, lieu de pèlerinage chrétien aujourd’hui, il a abrité un château au Moyen-Age. Site grandiose.

La pierre branlante à Chanaleilles : répertoriée par l’abbé Fabre, est-ce un dolmen ou une curiosité de la nature ?

Le village du Mont-Chauvet : objet de fouilles archéologiques depuis 1965, il en reste les ruines d’un village médiéval accroché aux flancs de la montagne, mais on y retrouve des traces remontant jusqu’au néolithique.

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Truc de la Garde : plus haut sommet du pays de Saugues (1495m) en limite des communes de Chanaleilles et Grèzes, et de la Lozère (chaos granitiques au sommet, panorama grandiose).

Le rocher de Bounou à Charraix : immense chaos granitique qui surplombe les gorges de l’Allier, aux confins des pays Gabales, vellaves et Arvernes. Le site a abrité un habitat fortifié jusqu’au Moyen-Age. Le panorama depuis le sommet est grandiose. On y trouve de nombreuses grottes, des traces des fortifications, et de nombreuses légendes (pierre sacrificielle ?)

La cabrette

cabretteLa cabrette est un instrument à vent de la famille des cornemuses apparu au XIXe siècle dans la communauté auvergnate de Paris et qui s’est ensuite rapidement répandu en Haute-Auvergne et dans le Gévaudan. Elle comporte un tuyau mélodique et un tuyau d’accompagnement (bourdon). Autrefois le sac en peau de chèvre se gonflait à la bouche comme la plupart des cornemuses. L’ajout du soufflet remonte au milieu du XIXe siècle. Appelée aussi musette, sa rencontre avec l’accordéon donne naissance à l’emblématique « bal musette ».
Le musée de la Haute-Auvergne à Saint-Flour propose une découverte des musiques traditionnelles de l’Auvergne. La cabrette y figure en bonne place. Mitoyen de la cathédrale Notre-Dame, le Palais épiscopal qui abrite le musée, fut réédifié au XVIIe siècle, au pied de la cathédrale. Il bénéficie d’un cadre remarquable et abrite des collections étonnantes, témoins de l’histoire d’un pays de montagnes&bnsp;: la Haute-Auvergne. Vous êtes invité à un voyage dans le temps où vous pourrez rencontrer les premiers agriculteurs du Cantal qui ont édifié dolmens et menhirs.

Musée de la Haute-Auvergne au palais épiscopal. 1, Place d’Armes 15100 Saint-Flour.

Les croix du Gévaudan

croix-margerideNombreuses sont les croix qui jalonnent nos routes du pays de Saugues. Elles ont toutes une signification : croix de chemins et de carrefours (protection des voyageurs, pèlerins notamment), croix sur la voie des morts (haltes sur le chemin de l’église et du cimetière), croix limites (délimitation des propriétés, des villages…), croix des cimetières (pour honorer les morts), croix des ponts (consécration de l’édifice terminée), croix des places (rappel de l’honnêteté devant présider aux transactions passées sur la place).
Les décors de ces croix sont parfois d’une étonnante richesse. Aucune n’est là par hasard et témoignait d’événements exceptionnels ou jugés tels. Aujourd’hui, elles sont considérées comme élément du petit patrimoine local.

Croix de la Margeride (1829) à Auvers : au départ de Saugues (15 km environ), direction St Chély d’Apcher. A Pompeyrin, prendre à droite et tout droit sur environ 2 km. A la Besseyre-St-Mary, faire 3 km en direction d’Auvers.

Le chemin de Saint-Jacques

compostelle1Le chemin de Saint-Jacques de Compostelle, artère celte par excellence, conduit les pèlerins du Gévaudan jusqu’à la Galice en passant par les Asturies.

Ce constat n’a pas échappé au plus grand artiste celte galicien, Carlos Nuñez, lors de son passage en 2009. La similitude des paysages, des cultures et des instruments de musique est si frappante qu’il semble évident que nos deux régions se soient mutuellement influencées.

Offrez-vous votre petit Saint-Jacques en cheminant selon votre humeur sur quelques kilomètres autour de Saugues.

Le chemin de Saugues à Grèzes. Environ 6 km en 2 heures, niveau facile.

Le chemin de Saugues au Sauvage. Environ 13 km en 4 heures, niveau moyen.

Le site archéologique de Mont Chauvet

mont-chauvetCe village médiéval à flan de montagne depuis le XVème siècle est l’origine de la famille de Montchauvet dont l’un des membres fût bailli de Saugues pour le Baron de Mercoeur en 1336. Il reste encore un égnime.

Vous pouvez visiter le site qui lui est consacré ICI.